La France en pointe dans le domaine !

Êtes-vous un buggy boy ou une buggy woman ? Quelle que soit votre réponse, si l’on se fie au jeu vidéo éponyme produit par la société Tatsumi qui sortit en 1985 et qui se répandit aussi bien sur les ordinateurs (Amiga, Amstrad, Atari, etc.) ou sur les bornes arcade, il convient de toute manière de ne pas craindre les bonds et autres facéties.

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Esprit es-tu là ?

Effectivement, prendre le volant d’un buggy c’est un peu comme glisser son corps entier dans un baquet de karting : il faut être prêt(e) à se faire balloter et à assumer plusieurs heures après avoir remis les pieds sur terre quelques courbatures. Si les origines des buggys renvoient aux années soixante, à l’esprit de contre-culture propre aux Etats-Unis de cette période-là, peut-être aux mouvements peace and love, plusieurs nouveautés récentes sont venues relancer ce genre de véhicule qui reste toutefois l’apanage de petits constructeurs, à l’instar d’un Ritter, emblématique buggy d’une époque courant des années 1960 jusqu’au début des années 1980.

Dossier buggys
Dossier buggys

Quant à l’imaginaire du moment, il n’est pas tant lié aux plages de sable fin qu’aux grands espaces, qu’il s’agisse de ceux des compétitions de rallye-raid ou des sous-bois. Il ne vous aura en effet probablement pas échappé que les buggys se sont multipliés ces dernières années sur une épreuve comme le Dakar (un Jean-Louis Schlesser les avait déjà remis au goût du jour dès le début des années 1990) et que Peugeot a remporté les deux dernières éditions en date de la classique grâce à des buggys à deux roues motrices. Car c’est bien là une des caractéristiques techniques de ces engins : ils ne disposent pas de transmission intégrale et comptent sur d’autres attributs, plus légers, pour être en mesure de passer là où des véhicules classiques ne s’aventureraient même pas.

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En effet, comme l’indique le début de l’article dédié à ce type d’automobile de la page française correspondante de Wikipédia : "Un buggy est un véhicule léger tout-terrain le plus souvent à deux places. Il est constitué d'un châssis (parfois de voiture de série) équipé de jantes et pneus larges, et certains disposent d'une carrosserie ouverte (le plus souvent en fibre de verre ou en polyester). Il a généralement deux roues motrices (les roues arrière), bien que de nombreux buggies 4×4 soient apparus, notamment par l'évolution des modèles utilisés en compétition tout-terrain".

Dossier sur les buggys
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On aura compris entre les lignes que le buggy est aussi un véhicule peu coûteux à concevoir et à entretenir. Ceci étant acquis, il est intéressant de noter qu’en langue française, un buggy est aussi un boghei ou encore un boguet. Étymologiquement, le terme d’origine anglaise renvoie à un attelage léger. Mais trêve de théorie ; place au catalogue et aux véhicules ! Nous vous proposons une sélection forcément subjective et non exhaustive de ce qui se fait en France mais aussi de quelques représentants d monde entier, en incluant même au passage un constructeur de kit-cars (une kit car est une voiture à assembler – si jamais on se souhaite se lancer dans pareille aventure – soi-même).

Ariel (Royaume-Uni)

Si Ariel est surtout connu pour son Atom, le constructeur anglais a introduit son premier buggy, le Nomad, en 2015. Et quel buggy ! On frise ici avec l’excellence tant le véhicule est abouti dans son concept et propose des performances à faire pâlir certaines automobiles plus huppées. Comme pour l’Atom, le moteur est fourni par Honda ; il s’agit d’un 4-cylindre 2,4 litres iVTEC développant 238 ch à 7 200 tr/mn alors que le Nomad n’excède pas 670 kg sur la balance. Délire garanti ou assuré ?

Dossier sur les buggys
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Booxt (France)

Booxt produit à Troyes (10) des buggys dont la masse oscille entre 700 kg et 800 kg selon les modèles qui sont tous dotés de châssis tubulaires modulaires pouvant accueillir deux ou quatre passagers. Ils sont conçus autour de pièces d’origine Peugeot et peuvent aussi bien rouler sur route qu’en compétition, livrés alors quasiment clés en main. Gage de sérieux, l’armée fait même partie des clients grands comptes. La gamme est articulée autour du Scorpik qui reçoit d’origine un bloc 4-cylindre 1,6 litre de 115 ch. Mais des versions plus puissantes sont également proposées : atmosphérique de 210 ch, turbo de 200 ch ou 250 ch. Le tout débutant à 22 800 euros.

Dossier sur les buggys
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Edge (Australie, kit-car)

À l’autre bout du globe, Edge dispose d’une impressionnante gamme de buggys monoplace. Le constructeur a toutefois franchi un cap en introduisant un X2 permettant d’accueillir deux passagers à son bord. Dans son plus simple appareil, quasiment indifférent à l’idée même d’esthétique, on peut le présenter comme radical. Il peut recevoir plusieurs motorisations de motos japonaises (Honda, Kawazaki, Suzuki) voire européennes (Aprilia) de grosse cylindrée. Certainement destiné aux "gros cœurs".

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Fornasari (Italie)

Après Ariel, voici un autre constructeur que nous avons déjà eu l’occasion de croiser lors de notre tour d’Europe des artisans constructeurs, lors de notre halte en Italie en ce qui le concerne. Avec son Racing Buggy, Fornasari s’affranchit sur bien des points du concept-même de buggy. Deux exemples : premièrement il est normalement livré avec une transmission intégrale bien qu’il soit possible d’opter pour une déclinaison deux roues motrices ; deuxièmement, il est lourd, jusqu’à 1,5 tonne… Qu’importe tant l’engin vaut le détour. Spectaculairement agressif, il dispose d’une large palette de motorisations, allant du Diesel 3,0 litres VM de 250 ch aux V8 GM LS3, LS7 ou LS9 pour des niveaux de puissance oscillant entre 500 ch et 750 ch. On ne plaisante décidément pas du côté de Sofia, en Bulgarie, où sont dorénavant installés les bureaux opérationnels de la marque.

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Lee Noble (Royaume-Uni, kit-car)

Lee Noble est une des figures de l’artisanat automobile anglais. On lui doit entre autres les Ultima Mk1, Mk2, Prosport LM 3000, Ascari FGT, les différentes Noble (M10, M12, M400 jusqu’à la dernière M600). Il a aussi largement contribué à la conception de la supercar polonaise Arrinera Hussarya mais est de nouveau indépendant. Il a tout récemment dévoilé deux nouveaux modèles dont un buggy, lui qui a pourtant consacré sa carrière à développer des sportives. Son véhicule se prénomme Bug:R et repose sur un soubassement de Ford Mondeo de troisième génération, ce qui permet de contenir drastiquement les coûts. Bien que ses formes soient taillées à la serpe, on peut faire confiance à Lee Noble quant à l’efficacité de sa dernière création. Le Bug:R peut recevoir au choix un 4-cylindre ou un V6.

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Oxo (France)

Encore une entreprise française qui vaut le détour. Installée à Villars (42), sa gamme intègre le buggy Oxokart qui est disponible en différentes versions : 500 SP, 500 SP Race, 700 SP Race et 800 SP Race. Le premier prix est fixé à 8 390 euros (SP 500). 395 kg, moteur monocylindre de 500 cm3 développant entre 20 ch et 33 ch, vitesse maximale de 70 km/h à 90 km/h, voici quelques-unes des caractéristiques d’un véhicule dont la puissance peut grimper jusqu’à 59 ch (pour un poids alors également en hausse, à 547 kg). Plus spécifiquement destiné aux escapades en tout-terrain de loisirs, l’Oxokart peut constituer une première approche très judicieuse de l’univers du buggy.

Dossier sur les buggys
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Secma (France)

Lecteur de Motor1, vous commencez à bien connaître Secma. Il nous a d’ailleurs été possible d’essayer l’un des plus attrayants buggys aujourd’hui disponibles sur le marché français, le Fun Buggy, attrayant parce que joueur et si bien conçu qu’il ne craint pas la comparaison avec un véhicule classique. Lilliputien (il mesure seulement 2 757 mm de long) et visuellement jovial, le Fun Buggy reçoit un moteur de grande série puisqu’il s’agit d’un 4-cylindre 1,6 litre Renault de 105 ch amplement suffisant pour éprouver des sensations fortes sur la route comme en dehors des sentiers battus et entraîner cette propulsion ne pesant que 567 kg. Lorsque l’on cherche un véhicule plaisir, c’est indéniablement un modèle à considérer de près, surtout à moins de 20 000 euros. Les clients ne se trompent d’ailleurs pas, tant les délais de livraison tendent à croître chez Secma.

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