Le gouvernement y est hermétique et ne change pas de cap.

Le prix des carburants n'en finit plus de monter en France, si bien qu'une pétition en ligne a été lancée pour demander leur baisse et a déjà récolté 400'000 signatures, tandis qu'un appel au blocage des routes a été lancé dans tout le pays pour le 17 novembre. Une grogne qui, comme les tarifs, ne cesse de grandir dans le pays, alors que le gazole a dépassé 1,55 euro.

Pas de quoi inquiéter le gouvernement, qui assure qu'il ne changera pas de plan de route, justifiant une énième fois cette hausse continue par l'écologie, comme l'explique le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, dans le JDD : "Nous choisissons de taxer la pollution et les produits nocifs plutôt que les travailleurs et l'entreprise. Nous assumons une politique qui est conçue pour réduire le réchauffement climatique et les morts prématurées liés à la pollution de l'air et au tabagisme."

Le ministre se lance ensuite dans diverses comparaisons et analogies : "Le diesel et les particules fines, ce sont des milliers de morts par an. Nous ne devons pas défendre le diesel comme jadis dans ma région on a défendu les mines de charbon", a-t-il lancé avant de défendre des "mesures courageuses" du gouvernement qui ne souhaite pas, selon lui, "être complice d'un scandale sanitaire."

Des justifications qui ne se vérifient pas

Bruno Le Maire, le ministre de l'économie et des finances, a quant à lui soutenu son collègue et assuré que le projet de taxes des carburants ne serait pas retiré ni même atténué : "Une bonne politique, c'est de garder son cap. Nous ne ferons pas de retour en arrière." Et pour justifier ses dires, Bruno Le Maire n'a malheureusement pas hésité à employer des arguments fallacieux, assurant que la hausse du prix des carburants "est d'abord liée à la hausse des prix du pétrole", ce qui n'est pas correct.

Si le baril de pétrole a bien augmenté depuis un an, les carburants ont vu leurs prix flamber davantage, notamment le gazole, qui atteint 20% de hausse en un an, là où le baril n'a pas dépassé les 12% de hausse. De plus, le prix du baril a chuté de 11 centimes depuis la première semaine d'octobre, soit une baisse de plus de 13%, tandis que les carburants ont baissé de 0,2% (pour le SP95) à 2,40% (pour l'E85), alors que le diesel et le GPL continuent de monter, le gazole ayant encore augmenté de plus de 3% dans le même temps.

Quel que soit le succès de la journée de blocage et de manifestations prévue le 17 novembre, il est probable qu'elle soit suivie par d'autres protestations sur l'ensemble de territoire, les Français étant décidés à faire entendre leur mécontentement à ce sujet. En effet, une hausse de 6,5 centimes sur le gazole et de 2,9 centimes est prévue dès le 1er janvier 2019, ce qui représente un coût total de 1,9 milliard d'euros sur l'année pour les ménages français et ne fait que renforcer le problème du prix des déplacements dans toutes les zones péri-urbaines.

 

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