Apparemment, mieux vaut ne rien avoir à éviter en Toyota RAV4.

Si le Toyota RAV4 a réussi haut la main les crash-tests de l'EuroNCAP, obtenant la note maximale de 5 étoiles, pour nos confrères suédois de Teknikens Värld, il semblerait que le SUV ne soit pas si sécurisant qu'il veut bien le faire croire. En effet, ils ont soumis le véhicule au fameux test d'évitement dit "moose test", ou le "test de l'élan", l'animal, et le RAV4 montre visiblement quelques difficultés à conserver sa trajectoire.

On a tous en tête les images de la Mercedes Classe A de première génération, en octobre 1997, qui se retrouvait sur le toit, justement dans ce même test de l'évitement. Mené il y a 20 ans déjà par le même magazine suédois d'ailleurs. Ou les images de la Peugeot 607 peu avant sa sortie, elle aussi en difficulté dans les mains des testeurs d'Auto Plus sur la piste de Montlhéry. Rassurez-vous, le RAV4 n'en est pas là. Il n'empêche que les images ne rassurent pas...

En effet, le véhicule passe le test de l'élan, un évitement comme s'il s'agissait d'éviter un élan traversant la route soudainement, à une vitesse maximale de 68 km/h. Dans la vidéo publiée, on voit l'arrière décrocher légèrement au second coup de volant, tandis qu'au moment de se remettre en ligne, deux roues décollent. En réalité, les suspensions semblent dépassées et font sautiller la voiture, ce qui la rend d'autant plus difficile à contrôler.

Deux Toyota RAV4 différents ont été testés, avec les même spécificités. Et les résultats sont apparemment les même selon Teknikens Värld. Même avec des pilotes différents. Et pour montrer à quel point le SUV japonais fait une contre-performance, ils le comparent avec deux concurrents, le Nissan Qashqai et le Kia Sorento, qui passent à des vitesses bien supérieures, respectivement 84 km/h et 78 km/h, et dont le comportement est beaucoup plus sain que le Toyota.

Interpellé par le magazine sur ces tests, Toyota explique que la "sécurité est sa priorité" et que tous les tests menés en interne ont été passés avec succès. Pour rappel, Teknikens Värld avait déjà épinglé le constructeur à plusieurs reprises sur le comportement de son pick-up Hilux, d'abord en 2007, puis en 2016, le véhicule étant sur le point de se retourner lors du même test de l'élan.