Est-ce que les coupés sportifs peuvent survivre à cette tendance ?

En 2017, Ford avait annoncé que la Mustang hybride serait réalité en 2020. Force est de constater que la Mustang Mach-E a pris la place de la Pony Car bi-motorisée. Mais ce n'est que partie remise.

Les travaux entamés en 2017 se basaient sur une technologie incluant le V8 5,0 litres et deux moteurs électriques implantés sur les roues avant. Ce qui signifierait, horreur pour les fans de glisse, que la Mustang deviendrait une traction intégrale. Cela semble tout indiqué puisque la technologie nommée ci-dessus a été brevetée cette même année. Comble de l'arrachage de cheveux pour les fans du big block américain, la Mustang pourrait devenir une traction avant en évolution 100 % électrique.

Ford Mustang Shelby GT500 importée par Peicher US-cars
Ford Mustang Mach-E 2020

Une évolution pourtant logique

En effet, bien que la nouvelle puisse énerver ou rendre les fans tristes, cette évolution semble pourtant logique. Ford cherche toujours à réduire les coûts des plateformes qui ne font que s'envoler vers les étoiles. Ces dernières embarquant toujours plus de technologies, toujours plus de confort et deviennent de plus en plus complexes à produire en raison de leur utilisation multimodale (thermique, hybride et parfois électrique voire même parfois avec une version pile à combustible). 

Voilà pourquoi certains constructeurs optent pour la solution de diminuer leur nombre de plateformes. Et Ford ne fait pas exception. C'est aussi cette raison qui a poussé la marque de Dearborn à ne pas développer une nouvelle Focus RS. La prochaine génération de Mustang pourrait donc partager sa plateforme (ou bien l'inverse, être adaptée sur une plateforme) avec le SUV Explorer.

La prochaine génération devrait voir le jour en 2023, une bonne année pour les coupés sportifs hybrides puisque c'est aussi l'année de sortie de la première Porsche 911 hybride de série.

Galerie: Essai Ford Mustang Bullitt (2019)