La Lexus LFA fera son retour en 2027, sans le moteur V10
La prochaine supercar Lexus sera entièrement électrique.
Lexus a eu du mal à vendre la première LFA, mais la supercar à moteur V10 a fini par se constituer une base fidèle d’adeptes et jouit aujourd’hui d’une solide réputation auprès des passionnés. Le nom s’apprête désormais à être réutilisé pour un tout autre modèle phare à hautes performances, qui fera totalement l’impasse sur le moteur thermique. Préfigurée par l’Electrified Sport Concept puis par un concept homonyme, la prochaine LFA sera 100 % électrique lors de son arrivée l’an prochain.
Avant son lancement, un prototype camouflé a fait une apparition publique ce week-end au Goodwood Festival of Speed. Il était bien entouré, aux côtés de la Toyota GR GT et de la GR GT3 réservée à la piste. Ce n’est pas un hasard : la nouvelle LFA reposera en grande partie sur ces deux voitures. Mais sans le V8 4,0 litres biturbo. Elle devrait utiliser la même plateforme à forte teneur en aluminium, capable d’accueillir des moteurs électriques et un pack batterie pour cette Lexus entièrement électrique.
Si Lexus reste discret sur les caractéristiques techniques, la marque a tout de même révélé les dimensions de la supercar électrique sous forme de concept. Avec 4,69 mètres de long et 2,04 mètres de large, elle sera nettement plus imposante que la LFA d’origine. En même temps, elle sera beaucoup plus basse, avec une hauteur de seulement 1,195 mètre. Malgré son généreux empattement de 2,725 mètres, elle n’offrira que deux places, comme toute supercar qui se respecte, même si la McLaren F1 à trois places reste une exception notable.
Le design de la Lexus LFA devra « exprimer un message »
Le magazine britannique Autocar a échangé avec Lexus à Goodwood et obtenu quelques détails intéressants sur le retour de la LFA. Le designer du concept, Shogo Kasamatsu, a expliqué que le style avait été conçu pour « exprimer le message, plus que notre langage stylistique global ». En d’autres termes, elle ne suivra pas pleinement l’actuel langage stylistique de Lexus, ce qui transparaît déjà sur ce prototype camouflé. La version de série ne devrait d’ailleurs pas beaucoup s’éloigner du concept, Kasamatsu affirmant qu’elle lui ressemblera « presque » trait pour trait.
Lexus est conscient des risques : la nouvelle LFA pourrait être difficile à vendre, dans la mesure où les acheteurs fortunés ne se montrent pas particulièrement intéressés par les supercars ou hypercars électriques. Un constat similaire avait été formulé il y a quelques années par Mate Rimac, patron de Rimac, qui estimait que les clients les plus fortunés préféraient une motorisation thermique et une expérience de conduite plus analogique. Le directeur général produit de la LFA, Yukihiro Yukita, a reconnu que la faiblesse de la demande sur ce créneau constitue le « plus grand défi » auquel l’entreprise est actuellement confrontée. Malgré ces obstacles, le modèle de série reste prévu pour un lancement en 2027.
Lexus veut offrir des sensations proches d’un moteur thermique
Alors que les modèles électriques hautes performances cherchent souvent à simuler les émotions d’une voiture à moteur thermique, Lexus veut aller plus loin et faire en sorte que les conducteurs aient l’impression « de conduire avec un moteur ». L’idée n’est pas de reproduire artificiellement la sonorité d’un V10 et de s’en contenter, mais plutôt de « reconcevoir le son lui-même ». On ignore encore ce que cela implique concrètement, mais cette déclaration laisse entendre que la nouvelle LFA ne sera pas totalement silencieuse.
Peut-être que Lexus amplifiera les sons produits par les moteurs électriques en y mêlant des tonalités inspirées du V10 atmosphérique de 4,8 litres développé avec Yamaha pour la LFA d’origine. Quoi qu’il en soit, Lexus précise qu’il ne s’agira pas simplement d’imiter la bande-son d’un moteur thermique pour donner artificiellement à cette supercar électrique une sensation de voiture à essence.
Concernant le nom, il faut rappeler que lors de la présentation du concept à la fin de l’an dernier, Lexus avait déclaré : « LFA n’est pas lié aux seuls véhicules équipés d’un moteur à combustion interne. » La division premium de Toyota assume donc la réutilisation de ce badge pour un véhicule électrique, qui pourrait même recevoir une batterie solide. Comme cette technologie très attendue est censée offrir une densité énergétique nettement supérieure à celle des batteries lithium-ion conventionnelles, la supercar n’aura peut-être pas besoin d’un pack batterie particulièrement volumineux.
Par conséquent, la LFA ne devrait pas être excessivement lourde. En revanche, il serait irréaliste d’attendre un poids à vide proche des 1 480 kg du modèle d’origine. La logique veut qu’elle soit sensiblement plus lourde que sa devancière à moteur thermique. Pour rappel, Toyota vise un poids à vide inférieur à 1 750 kg pour la GR GT.
Concept Lexus LFA EV
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