Le marché automobile français retrouve des couleurs en juillet
Le mois dernier, les ventes de voitures électriques ont représenté plus d’un tiers des immatriculations, atteignant près de 35 % de part de marché.
Après plusieurs mois contrastés, le marché automobile français a enregistré un net rebond en juillet. Selon les données publiées par la Plateforme automobile (PFA), 126 808 voitures particulières neuves ont été immatriculées dans l’Hexagone le mois dernier, soit une progression de 9 % par rapport à juillet 2025. Cette hausse marque un retour à la croissance pour un secteur qui reste toutefois loin de ses niveaux d’avant-crise.
Ce résultat doit cependant être nuancé. La comparaison est favorable car le mois de juillet 2025 avait constitué un point bas historique pour le marché français. Malgré cette embellie, les volumes demeurent inférieurs à ceux observés avant la pandémie de Covid-19, lorsque les immatriculations dépassaient régulièrement les 150 000 unités mensuelles.
L’un des principaux moteurs de cette reprise est l’essor spectaculaire des véhicules électriques. En juillet, ils ont représenté plus d’un tiers des immatriculations, atteignant près de 35 % de part de marché. Les ventes de modèles 100 % électriques ont bondi de plus de 120 % sur un an, profitant de l’arrivée de nouveaux modèles plus accessibles et d’une offre de plus en plus diversifiée.
Stellantis en hausse, porté par Citroën
Du côté des constructeurs, Stellantis a enregistré une progression de 7,18 % sur le mois. Le groupe a notamment bénéficié des bonnes performances de Citroën, dont les ventes ont grimpé de 17,3 %, de Peugeot (+6,68 %) et surtout de Fiat, qui affiche une envolée de plus de 53 %. À l’inverse, la marque premium DS a reculé de 12,6 %. Depuis le début de l’année, Stellantis reste toutefois sur une croissance modeste.
Les constructeurs français continuent également de tirer parti du renouvellement de leurs gammes électrifiées. Renault, notamment, profite du succès de ses nouveaux modèles dans un contexte où les consommateurs s’orientent progressivement vers des motorisations moins émettrices de CO₂. Cette transition reste néanmoins complexe pour l’ensemble de la filière, confrontée à une concurrence accrue des marques chinoises et à un environnement réglementaire en constante évolution.
Le rebond observé en juillet constitue donc un signal encourageant pour le secteur automobile français. Reste à savoir s’il s’agit du début d’une véritable reprise ou d’un simple rattrapage après une année 2025 particulièrement difficile. Les prochains mois permettront de mesurer la solidité de cette dynamique, alors que l’électrification du marché continue de transformer en profondeur les habitudes d’achat des automobilistes français.
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