Les marges sur le marché des mini-citadines sont de plus en plus minces.

Le segment des mini-citadines est-il menacé en Europe ? Dans l'immédiat non, mais son avenir à court et moyen terme paraît peut-être plus incertain. D'après des informations émanant du site Automotive News, des acteurs majeurs comme Volkswagen et PSA seraient susceptibles de l'abandonner.

Pour Herbert Diess, le patron du groupe Volkswagen, les petites citadines vont peu à peu être touchées par l'avènement de nouvelles normes environnementales plus strictes dans les prochaines années : elles ne permettront plus à leur constructeur de présenter de meilleurs bilans C0et, pire encore, devront elles aussi adopter de coûteux systèmes de dépollution. À l'horizon 2030, le prix d'une Up!, qui se situe aujourd'hui autour des 11'000 euros, pourrait avoir augmenté d'environ 3500 euros. "Je ne sais pas combien de clients pourraient encore se payer notre modèle d'entrée de gamme", commente Herbert Diess.

Citroën C1 Elle

Du côté de PSA, l'avenir de la Peugeot 108 et de la Citroën C1 semble un peu plus incertain depuis que le groupe tricolore et Toyota ont mis un terme à leur partenariat dans le domaine des petites citadines. Pour rappel, le géant nippon rachètera 100% de la joint-venture et donc l'usine tchèque de Kolín à compter de 2021. Au-delà de cette date, nul ne sait ce qu'il adviendra des mini-citadines PSA, même si des pistes commencent à être évoquées ici ou là. "La capacité d'un constructeur automobile à réaliser des bénéfices sur ce segment est sous pression à cause de toute la technologie à ajouter", a admis Maxime Picat, directeur opérationnel Europe de PSA. Pour son groupe comme pour d'autres, la solution pourrait être de se tourner vers une électrification au moins partielle de ces véhicules, mais seulement si le coût de la technologie hybride et / ou électrique baisse sensiblement dans les années à venir.

Source Automotive News Europe