L'ancien dirigeant de l'Alliance pourrait être libéré aujourd'hui même.

[Mise à jour] : L'appel du parquet contre la libération de Carlos Ghosn a été rejeté par la justice japonaise. L'ancien dirigeant de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi pourra donc être libéré rapidement dès que sa caution de huit millions sera payée. Il ne sera pas autorisé à quitter le pays.

107, c'est le nombre de jours que Carlos Ghosn aura passé derrière les barreaux s'il est libéré aujourd'hui. Son calvaire devrait prendre fin sous peu de temps puisque le tribunal de Tokyo a accepté le principe d'une libération sous caution. En effet, ce dernier a annoncé qu'il acceptait la mise en liberté sous caution du dirigeant contre une caution de huit millions d'euros, mais le procureur a aussitôt fait appel pour qu'il soit maintenu en détention. Néanmoins, le verdict devrait tomber rapidement puisque Carlos Ghosn pourrait être libéré dès aujourd'hui, le mardi 5 mars 2019. Rappelons que l'ancien dirigeant de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi a été arrêté de 19 novembre 2018 pour des soupçons de fraudes.

Pour être tout à fait précis, un second juge va examiner l'appel prononcé contre la libération de Carlos Ghosn. Si l'appel interjeté n'inverse pas la première décision, ce dernier pourrait sortir de prison dès ce mardi, sauf si le bureau du procureur ne l'arrête à nouveau sur d'autres chefs d'accusation. L'avocat de la famille, François Zimeray, s'est réjoui d'une décision qui "met fin à une détention qui était absolument cruelle et brutale", la qualifiant de "bonne surprise".

Pourquoi une telle décision du tribunal ? Tout simplement car celui-ci a estimé que le risque de fuite ou d'altération de preuves était faible, mais il a assorti son choix de conditions restrictives : obligation de résider au Japon, interdiction de quitter le pays même pour un bref séjour et dispositions pour éviter sa fuite et la destruction de preuves. Il s'agit de la troisième demande de liberté sous caution formulé, les deux premières n'ayant pas abouties. Cette décision intervient suite à la conférence de presse du nouveau principal avocat de Carlos Ghosn, Junichiro Hironaka. Il avait proposé au tribunal que Carlos Ghosn soit placé sous la surveillance de caméras et dispose de moyens limités de communication vers l'extérieur.