Une sombre histoire de boîte de vitesses à 500'000 $ !

La voiture la plus chère du monde se retrouve depuis quelques jours au coeur d'une bataille juridique. Et c'est devant la Haute Cour de Londres que cela se passe. Les deux parties qui se font face sont d'un côté un vendeur de voitures de collections bien connu, et de l'autre un riche collectionneur américain. Et les deux se disputent... sur la boîte de vitesses de ce véhicule extrêmement rare !

On parle en effet ici d'une Ferrari 250 GTO de 1962, achetée par Gregor Fisken, un négociant en supercars et voitures anciennes de 55 ans. Lorsque Fisken a acheté la Ferrari en question, il savait que la voiture n'avait pas sa boîte de vitesses d'origine. Cependant, il avait l'impression que la pièce originale lui serait fournie et livrée à une date ultérieure.

Galerie: 1962 Ferrari 250 GTO à vendre

Le vendeur de la Ferrari est quant à lui Bernard Carl, un avocat basé à Washington. Carl explique de sont côté que la logistique de livraison de la pièce rompt les termes de leur contrat signé et affirme que Fisken n'a plus les droits sur cette boîte de vitesses d'origine. C'est ainsi que Carl demande 500'000 $ , près de 450'000 €, à Fisken pour payer les efforts qu'il a déployés pour trouver cette pièce spéciale, qui se trouve chez un concessionnaire de voitures classiques en Amérique.

Avec seulement 39 exemplaires construits entre 1962 à 1964, la Ferrari 250 GTO est le rêve des collectionneurs. Fisken a payé 44 millions de dollars pour la voiture (environ 40M €), le prix de vente le plus élevé d'une voiture vendue publiquement. De plus, c'est la deuxième GTO jamais construite. Cette voiture particulière a une riche histoire, puisqu'elle a participé à la course d'endurance des 12 heures de Sebring en Floride en 1962. Pilotée par Phil Hill et Olivier Gendebien, la voiture a terminé première de sa catégorie et deuxième au général.

Galerie: Ferrari 250 GTO Finali Mondiali 2016

L'entreprise de Fisken, Gregor Fisken Ltd (GFL), un concessionnaire de voitures anciennes, a acheté la voiture en 2017. Immédiatement après, elle l'a revendue à un collectionneur de voitures anonyme excessivement riche.

Jusque là, tout allait bien. Jusqu'à ce que Bernard Carl transmette à Fisken un message selon lequel la boîte de vitesses ne serait pas libérée par le concessionnaire américain avant que 25'000 $ (environ 22'500 €) ne soient versés. S'en sont suivies des discussions sur la question de savoir qui paierait la redevance pour que la boîte de vitesses soit libérée et envoyée en Angleterre. Carl avait dit que la boîte de vitesses était en Californie, et Fisken avait refusé d'aller la chercher. Ce qui a rompu leur contrat.

La bataille judiciaire se poursuit ! 

Une Ferrari 250 GTO au tribunal en France

Voilà en tout cas qui rappelle une autre histoire autour d'une autre Ferrari 250 GTO, mais cette fois-ci en France. La valeur de la mythique sportive italienne était au coeur d'une bataille d'héritage au sein de la famille de Pierre Bardinon, l'un des plus grands collectionneurs de Ferrari au monde, et fondateur du circuit du Mas du Clos, décédé en août 2012. Redécouvrez l'histoire ci-dessous : 

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