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Stellantis investit plus d’un milliard d’euros pour transformer son site de Mulhouse vers l’électrique

L’objectif est de permettre, à partir de 2029, l’assemblage de nouveaux modèles zéro émission sur le site alsacien.

Usine PSA de Mulhouse

Stellantis prévoit d’investir plus d’un milliard d’euros dans son usine de Mulhouse (Haut-Rhin) afin d’en préparer la conversion vers la production de véhicules électriques. L’objectif est de permettre, à partir de 2029, l’assemblage de nouveaux modèles zéro émission sur le site alsacien. L’annonce a été faite en présence du président de la République Emmanuel Macron et s’inscrit dans la stratégie de transition énergétique du groupe automobile.

Le site de Mulhouse, qui emploie environ 4 000 salariés, fait partie des principales implantations industrielles de Stellantis en France. Il produit actuellement plusieurs modèles thermiques et hybrides, dont les Peugeot 308 et 408 ainsi que le SUV DS7. La transformation annoncée repose sur une adaptation progressive des lignes de production afin d’intégrer les futures plateformes dédiées aux véhicules électriques.

Cet investissement s’inscrit dans un programme plus large engagé par le constructeur, qui mobilise plusieurs dizaines de milliards d’euros à l’échelle mondiale pour accélérer l’électrification de sa gamme et moderniser ses capacités industrielles. En Europe, plusieurs sites sont concernés par cette réorganisation, dans un contexte de concurrence accrue et de transformation rapide du marché automobile.

Le site d’ingénierie de Belchamp (Doubs) est également concerné par cette dynamique, avec un rôle renforcé dans le développement et les essais des futures plateformes électriques du groupe.

Les pouvoirs publics considèrent cette annonce comme un signal en faveur du maintien de l’activité industrielle en France, dans un secteur soumis à de fortes pressions économiques et environnementales. L’enjeu est aussi de sécuriser l’avenir des sites historiques de production et de soutenir l’emploi industriel dans les territoires.

Les organisations syndicales, pour leur part, restent vigilantes et demandent des précisions sur les impacts concrets de cette transformation, notamment en matière d’organisation du travail, de charge industrielle et de volumes de production à moyen terme.

À l’horizon 2029, Mulhouse et Belchamp doivent ainsi devenir des maillons importants de la stratégie électrique de Stellantis, dans un secteur automobile en pleine recomposition, entre transition technologique, contraintes environnementales et ajustements des chaînes de production.