Avant de laisser sa place à Linda Jackson à la tête de Peugeot, Jean-Philippe Imparato, le désormais ex-patron de la firme au Lion, s'est laissé aller à quelques confidences au sein des colonnes de nos confrères d'AutoExpress. En effet, celui qui est devenu récemment le patron d'Alfa Romeo depuis l'officialisation de la fusion entre PSA et FCA, qui a donné naissance à Stellantis, a livré quelques indices sur le futur sportif de Peugeot.

Si la firme tricolore a signé la fin du label GTi avec la dernière 308 GTi livrée il y a quelques semaines, les modèles PSE (pour Peugeot Sport Engineered), le nouvel acronyme qui caractérise les futures sportives Peugeot, devrait rapidement faire oublier le blason GTi. Ou tenter de le faire oublier puisque les véhicules PSE seront tous électrifiés, avec les avantages et les inconvénients que l'on connaît.

La première à inaugurer ce nouveau badge, c'est la Peugeot 508 PSE, en berline et en break, qui arrivera cette année. Peugeot a d'ailleurs déjà dévoilé ses prix en France. Elle embarque un groupe motopropulseur hybride rechargeable totalisant 360 chevaux, ce qui lui octroie des performances correctes tout en restant dans les clous en termes de législation et de rejets en CO2.

Dans son entretien accordé à AutoExpress, Jean-Philippe Imparato, jusqu'ici très prudent quant à l'avenir sportif de la marque, a changé de discours en affirmant que "chaque voiture, à partir de la 508, aura le droit à sa version performante ou sportive".

Peugeot 508 PSE (2020)

On image donc la future Peugeot 308 PSE avec une motorisation hybride rechargeable de plus de 300 chevaux, certainement emprunté au 3008 HYbrid4 actuel par exemple, ou encore une 208 PSE 100 % électrique avec un moteur plus véloce et des ajustements au niveau du châssis. L'équation est en revanche plus complexe concernant cette dernière, puisqu'il faudra allier performance et autonomie, deux caractéristiques qui ne vont pas forcément ensemble, tout en sachant que la e-208, à la base, n'est déjà pas la reine des longues distances.

Comme le précise Jean-Philippe Imparato dans son interview, cette stratégie de montée en gamme va dans le sens pris par le groupe PSA concernant Peugeot. Le sport, cela passe aussi par la compétition, avec notamment le retour de Peugeot aux 24 Heures du Mans d'ici 2022 grâce au nouveau programme Hypercar.

"Cela correspond à la fois à la montée en gamme et à l'électrification de nos modèles. Mon objectif, c'est une montée en gamme pour Peugeot. En 2020, nous avons vendu 32 % de nos modèles avec des finitions haut de gamme "GT-Line" et "GT". Ces modèles alimentent la montée en gamme de notre marque", affirme l'ancien dirigeant de Peugeot.

Charge désormais à Linda Jackson, l'ancienne patronne de Citroën, de reprendre le flambeau de Jean-Philippe Imparato, et de conjuguer aussi avec de nouvelles stratégies et de nouvelles marques, Stellantis étant maintenant un groupe d'envergure, avec tout ce que cela implique.