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Les 5 points à retenir du Mondial de Paris 2024

Le Mondial de l'Automobile de Paris a fermé ses portes ce week-end, et s'est à nouveau présenté comme un beau rendez-vous public.

Salon de l'automobile de Paris 2024, photos en direct
Photo: Motor1.com

Le Mondial de l’Auto a fermé ses portes le 20 octobre et a marqué une forme de renaissance du fameux salon parisien. Il est certain que l’atmosphère de celui-ci demeure bien différente de celle des heures les plus fastes, et que le public trouve moins à rêver dans les allées. Toutefois, à l’heure de voir les stands se remballer, il y a de quoi saluer l’effort fourni par tous les protagonistes.

On pourrait appeler le Mondial 2024 le salon du pragmatisme et de l’éducation. Pragmatisme, car les constructeurs et acteurs présents ont fait preuve de tenue et responsabilité, en alertant aussi, plus largement, sur les difficultés qui sont les leurs dans ce contexte de transition technologique, sociétale, industrielle et économique ; ou en éduquant plus largement la conscience. Une ère prend fin, et c’en est bien une autre qui s’ouvre.

Des sorties mondiales, il y en a eu moins, c’est vrai. Les lancements de véhicules exotiques ou de concept-cars à gogo venant de tous les constructeurs les plus prestigieux ne représentent plus la façade d’un salon qui s’est responsabilisé. Il a tout de même attiré nouveaux modèles grand public, éminences politiques de tous bords, grands patrons, public. C’est cela que nous retiendrons, dans un top 5, forcément subjectif.

Les constructeurs français ont joué le jeu

On entendait plaisanter dans la rédaction Motor1 : le Mondial de Paris 2024 aurait aussi pu s’appeler le Carlos Tavares Show 2024 ! Une chose est sûre : le groupe Stellantis, propriétaire notamment de DS, Citroën et Peugeot, s’est rendu extrêmement visible, notamment par la place médiatique prise par son grand patron, qui a notamment accompagné le Président Emmanuel Macron lors de sa visite et fait le tour des TV, radios et publications françaises et internationales pour tantôt partager ses craintes, tantôt son optimisme et dans tous les cas, sa détermination à faire face à la nouvelle réalité des constructeurs automobiles, notamment par le biais de LeapMotors.

A l’heure des changements, Tavares a donné le ton de manière assumée : l’effort ne devra pas venir que de l’industrie, mais aussi des nations, des représentants politiques, et, en bout de chaîne, du consommateur, qu’il sent pour le moment observateur hésitant.

Les Chinois y croient

En corrélation directe avec ce nouvel environnement dans lequel les constructeurs européens sollicitent soutien, cohérence des politiques et stabilité des règles, les constructeurs chinois abondent et inondent le marché de marques et nouveaux modèles 100% électriques. Certains s’installent progressivement comme BYD, d’autres arrivent en partant de zéro.

A l’heure où se pose la question de là où placer le curseur sur les droits d’importation des véhicules à batterie et comment maintenir la compétitivité des coûts, l’on peut appréhender à la fois avec optimisme le fait que les constructeurs automobiles continuent de croire au marché européen tout en s’inquiétant du fait que le consommateur ne peut pas forcément profiter de l’ouverture du marché avec des modèles plus économiques et devenus gênants pour les acteurs locaux.

Le Rétrofit a la cote

Bien entendu, l’une des grandes stars du salon était la R5 électrique, déclinée également en Alpine A290, alors même que l’inattendue Renault 4 et la non moins surprenante R17 trônait aussi sur le stand au losange. Le buzz était annoncé bien avant le salon, et le marché français semble déjà conquis par cette citadine qui réveille autant la passion de la culture auto "de Papa" et touche la plus jeune génération. L’effort de Luca De Meo n’est pas vain, loin de là : la R5 a clairement séduit.

Avec les populaires nouveautés Dacia qui seront à coup sûr des succès commerciaux partout en Europe et la petite touche de rêve proposée par Alpine dans le côté puriste sportif, Renault a cherché à maintenir éveillée la passion et la réalité sur ce Salon. Chapeau.

Renault 5 E-Tech électrique Roland Garros (2024)

Renault 5 E-Tech électrique Roland Garros (2024)

Ferrari, McLaren et Porsche ont indirectement surfé sur la vague

Le planning de communication d’une marque automobile n’est jamais un hasard et même si les élitistes Ferrari, McLaren ou Porsche ont snobé la Porte de Versailles pour dévoiler leurs superbes nouveautés -respectivement la F80, W1 et la nouvelle 911 GT3-.

Ils ont néanmoins profité du contexte temporel très favorable pour annoncer ces nouvelles sorties cruciales dans leurs catalogues respectifs, et fait rêver par le biais de photos à défaut de carrosserie rutilante sur des stands qui n’ont plus vocation pour ces marques à être des lieux d’acquisition de leads.

Les équipementiers avaient des stands innovants

Parmi les coups de cœur du salon, parlons de celui de l’équipementier en accessoires bébé et enfants Cybex. On trouvait sur le stand du Hall 7.1 un set de sensibilisation et démonstration éducative aux dangers de la route et des mauvaises habitudes lors de l’attache des enfants à bord des voitures.

Une équipe enthousiaste et accueillante a permis de démontrer avec une spectaculaire rampe de crash-test le niveau d’exigence se devant d’être atteint dans les démarches d’achat, mais aussi d’installation de l’équipement et des enfants à bord ; aussi élevé que celui de la marque dans son processus de recherche et développement pour produire les sièges auto les plus sécurisants et les mieux notés par les associations de prévention routière.

Le fabriquant a présenté son savoir-faire aux visiteurs du salon, permettant aux parents, futurs parents et professionnels de la sécurité automobile d’échanger avec les experts de la sécurité infantile afin d’en apprendre un peu plus sur les innovations qui protègent les enfants sur la route, tout en découvrant des produits innovants.