Pour sauvegarder la crédibilité de son chef du gouvernement ?

Face à la grogne des "Gilets Jaunes", le gouvernement a fini par céder − temporairement − en annonçant un moratoire sur la hausse des taxes liées au carburant. Cette première reculade du gouvernement a pour but d'apaiser les tensions qui gangrènent le pays en ce moment. Cependant, il semblerait que les membres de l'exécutif soient en désaccord concernant certaines mesures, notamment celles du passage de 90 à 80 km/h sur les routes secondaires au 1er juillet 2018. Cette mesure, portée par Edouard Philippe, n'a bien évidemment pas suscité un enthousiasme grandissant, y compris dans la classe politique. Même Emmanuel Macron semble plutôt septique.

En effet, d'après des informations relayées par nos confrères de chez Europe 1, au moment de la construction du moratoire, Emmanuel Macron aurait voulu aller encore plus loin et annuler la mesure de limitation de vitesse à 80 km/h afin d'apaiser la colère. Le chef de l'État aurait été dissuadé par ses proches conseillers qui lui aurait fait comprendre que "le coup aurait été trop dur pour Edouard Philippe qui s’est fortement engagé pour cette mesure". Cela aurait pu engendrer une crise ouverte au sein de l'exécutif, au plus mauvais moment en pleine contestation des "Gilets Jaunes".

Cela prouve bien que le président de la République n'a jamais vraiment été pour cette mesure des 80 km/h. Une mesure qui, dans tous les cas, est certainement l'une des plus impopulaires de ces dernières années. Rappelons que cette loi a pour but de diminuer le nombre d'accidents sur les routes. De plus, grâce aux recettes des radars suite au passage des 80 km/h, le gouvernement avait annoncé que le surplus de recettes des radars serait réservé aux hôpitaux, afin de moderniser les établissements de santé, publics et privés. Pour le moment, avec seulement 26 millions d'euros de recettes enregistrées sur les 60 millions de profits générés, on en est bien loin.

Source : Europe 1