Un superbe hommage à la supercar des années 80, mélangeant éléments rétros et modernes.

Œuvre du génial Marcello Gandini, la Lamborghini Countach continue d'impressionner aujourd'hui, plus de quatre décennies après l'entrée en production du modèle en 1974. En vérité, l'auto est même un peu plus ancienne, puisqu'elle fut largement préfigurée par le LP500 Prototipo présenté lors du salon de Genève 1971. Toucher aux lignes en coin de la supercar de Sant’Agata Bolognese est une chose que seules les personnes courageuses et talentueuses peuvent tenter, et dieu merci, le designer Jimmy Nahlous qui se trouve derrière ce travail rassemble ces deux qualités.

En s'appuyant sur plusieurs versions de la Countach, l'artiste a imaginé une version moderne de ce monstre à moteur V12. Ses illustrations très détaillées s'inspirent du prototype susmentionné pour la conception du pare-chocs avant et le traitement du toit, le style de ce dernier étant également influencé par la rare LP400 Periscopio.

Galerie: Lamborghini Countach illustration by Jimmy Nahlous

Les mordus de Lamborghini remarqueront également que les entrées d’air avant et arrière dérivent de l'édition 25anniversaire lancée en 1988, mais aussi que le capot moteur évoque, lui, les LP400 et LP500. Les jantes Campagnolo Bravo délicieusement rétros sont empruntées à la LP400S. Elles mesurent 17 pouces à l'avant et 18 pouces à l'arrière.

Ce travail époustouflant est plus qu'un simple exercice de style purement abstrait, puisqu'il respecte les proportions de la Coutach originale – des données laser ont été utilisées pour cela. En outre, Jimmy Nahlous nous a indiqué qu'il avait protégé le dessin, à l'exception du logo au taureau enragé. Il rêve de voir cette supercar moderne devenir un jour réalité, mais cela ne pourrait se faire qu'avec l'aide d'un investisseur tombé sous le charme du projet.

Pour ceux qui se demanderaient comment les vitres s’ouvriraient, l’auteur nous a expliqué qu’il opterait probablement pour une ouverture partielle, comme sur le prototype. Il a ensuite ajouté que son père possédait lui-même une Countach, qu'il a malheureusement perdue pendant la guerre civile libanaise. Notre artiste n'étant pas né à ce moment-là, il n'eut jamais l'occasion de la conduire. Il a toutefois eu la chance de s’asseoir sur le siège conducteur d’autres Countach, alimentant ainsi sa passion pour un modèle qu'il fait revivre de fort belle manière.

Source: Jimmy Nahlous / Facebook, Instagram