Emmanuel Macron a réagi à l'arrestation de Carlos Ghosn.

L'affaire Carlos Ghosn ne fait que commencer, et l'on risque d'en entendre parler pendant un certain temps. Le grand Patron de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi a été arrêté au Japon il y a quelques heures pour être entendu concernant des soupçons de fraude fiscale.

Alors que Nissan a très vite réagi à cette annonce, visiblement pressé de le pousser hors de son conseil d'administration, les réactions ont continué tout au long de la journée. Notamment chez Renault, forcé de réagir alors que l'action de la firme au Losange a dégringolé à la Bourse dans la matinée à Paris, qui a publié un très court communiqué. On y apprend que ses différents dirigeants, Philippe Lagayette, Administrateur référent de Renault, mais aussi les Présidents des Comités du Conseil d’Administration, Marie-Annick Darmaillac et Patrick Thomas, ont "pris connaissance du communiqué diffusé par Nissan. Dans l’attente d’informations précises émanant de Carlos Ghosn, Président-Directeur Général de l’entreprise, les Administrateurs consultés expriment leur attachement à la défense de l’intérêt du groupe Renault dans l’Alliance. Le Conseil d’Administration de Renault se réunira au plus vite."

Évidemment, l'annonce surprise de l'arrestation du PDG de Renault ce matin a fait réagir jusqu'au sommet de l'État qui, faut-il le rappeler, est actionnaire de Renault. Emmanuel Macron, en visite à Bruxelles, a expliqué de son côté qu'il était encore trop tôt pour se prononcer sur le fond de l'affaire. En revanche, il a tenu à rassurer tous les salariés :

"L'État, en tant qu'actionnaire, sera extrêmement vigilant à la stabilité de l'Alliance et au groupe, et à la stabilité nécessaire pour l'ensemble des salariés du groupe, auxquels je veux ici dire que l'État actionnaire assurera justement tout son soutien."