La détention du patron de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi prolongée de 10 jours.

Aucun ménagement dû à son statut de grand patron de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi n'est accordé à Carlos Ghosn pour sa détention. Lui qui était encore vu il y a quelques temps comme un "taikun" au Japon, malgré quelques affaires et un salaire mirobolant qui lui avaient été reprochés, vient de voir sa détention au centre de détention de Kosuge, à Tokyo, prolongée de 10 jours.

Arrêté à sa sortie d'avion lundi dernier, il reste donc à l'entière disposition des autorités japonaises concernant l'affaire de fraude fiscale pour laquelle il est sous le coup d'une information judiciaire. Mais voilà que l'on en apprend plus sur ses conditions de détention passées, depuis le début de la semaine, mais également pour les jours à venir. Sachant que les autorités japonaises, en l'occurence le procureur, peuvent encore proroger la garde à vue de 10 jours afin de continuer à entendre le prévenu. Soit un total de 22 jours !

Interrogée par le quotidien Les Echos dans son édition de ce mercredi 21 novembre 2018, une avocate japonaise au cabinet Izumibashi, Masako Suzuki, explique que durant cette garde à vue, le prévenu, en l'espèce Carlos Ghosn, n'a droit "ni à coup de fil ni à un e-mail". C'est la police qui a prévenu son avocat, lequel ne peut voir son client que dans une salle spéciale et ne peut pas assister ce dernier face au juge.

Les visites de la famille sont limitées à 15 minutes seulement, pendant lesquelles le suspect et sa famille doivent dialoguer... en japonais ! Un policier est à côté pour écouter les conversations. Si Carlos Ghosn parle 7 langues, le japonais n'en fait pas partie, ou très peu. Et difficile de savoir si des membres de sa famille sont familiers avec la langue du Pays du Soleil Levant.

Source: Les Echos