Le conseil d'administration de Nissan a tranché.

Le verdict, bien qu'attendu, est tombé : le conseil d’administration de Nissan a voté, ce jeudi, la révocation de Carlos Ghosn de son poste de président. Et ce à l'unanimité.

Un communiqué publié par le géant automobile japonais vient de confirmer les différentes décisions prises lors de cette assemblée extraordinaire : 

"Le conseil d'administration de Nissan Motor Co. s'est réuni aujourd'hui au siège mondial de la société à Yokohama. Au début de la session, le Conseil a reconnu l'importance de la question et confirmé que le partenariat de longue date de l'Alliance avec Renault reste inchangé et que la mission est de minimiser l'impact potentiel et la confusion sur la coopération quotidienne entre les partenaires de l'Alliance. Après avoir examiné un rapport détaillé de l'enquête interne, le conseil a voté à l'unanimité :

1. De démettre Carlos Ghosn de sa fonction de Président du Conseil d'administration
2. De démettre Carlos Ghosn de sa fonction de directeur représentatif
3.De démettre Greg Kellyde de sa fonction de directeur représentatif
4. L'étude de la création d'un comité spécial chargé de prendre conseil auprès d'un tiers indépendant au sujet du système de gestion de la gouvernance, et d'une meilleure gouvernance de la rémunération des administrateurs. Dans le cadre de ce mandat, les trois administrateurs indépendants - Masakazu Toyoda, Keiko Ihara et Jean-Baptiste Duzan - seront en charge de ce dossier.
5. Approuver la création d'un comité consultatif présidé par Masakazu Toyoda et comprenant Keiko Ihara et Jean-Baptiste Duzan. Le comité proposera des candidatures du conseil d'administration pour le poste de président du conseil."

À noter que Nissan dit enfin un mot de Renault et de l'importance de leur union au sein de l'Alliance, expliquant qu'il faut conserver le partenariat. Même si pour beaucoup, le fait d'avoir mené des investigations sur Carlos Ghosn, suite à une dénonciation interne, sur d'éventuels fraudes fiscales, puis avoir alerté les autorités pour que le dirigeant soit arrêté, tout ça dans le dos de Renault, suscite l'inquiétude quant à la pérennité des relations entre les deux parties.