Le ministre de l'Économie Bruno Lemaire s'est exprimé sur l'arrestation de Carlos Ghosn.

Depuis 24 heures, le monde de l'automobile vit au gré des révélations sur Carlos Ghosn, le patron de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, arrêté au Japon pour soupçons de fraude fiscale. Celui qui avait déjà fait parler de lui pour ses rémunérations mirobolantes, aurait en effet dissimulé des revenus au fisc japonais. Voire même utilisé des fonds à des fins personnelles. 

Alors qu'il est actuellement toujours en garde à vue, la mauvaise position de Carlos Ghosn fragilise évidemment le géant automobile. Nissan et Mitsubishi lui ont déjà retiré leur confiance, Nissan étant à l'origine d'une enquête justement sur d'éventuels agissements fiscaux frauduleux de son patron, et étant prêt à le destituer de sa présidence dès ce jeudi 22 novembre.

Côté français aussi ça réagit. Forcément, l'État français étant toujours actionnaire de la firme au Losange. Le président de la République Emmanuel Macron a donc tenu à rassurer ce lundi en assurant que la stabilité de l'alliance serait préservée. Et c'est désormais Bruno Lemaire, le ministre de l'Économie qui s'est exprimé à ce sujet ce mardi 20 novembre au micro de France Info.

Celui qui a prévu de recevoir ce mardi matin des administrateurs du groupe Renault a expliqué qu'il faut prévoir  "le plus vite possible une gouvernance intérimaire." Et de poursuivre : "Nous n'allons pas demander le départ formel. Nous n'avons pas de preuves. Nous sommes dans un état de droit."

 

À noter enfin que Bruno Lemaire a précisé avoir vérifié la situation fiscale de Carlos Ghosn chez nous en France, et que pour l'heure "il n'y a rien de particulier à signaler"