Peugeot reste leader.

Le mois de janvier a marqué un léger tassement du marché automobile français. Au total, 155'080 unités ont été écoulées dans l'Hexagone, soit une baisse de 1,1% par rapport au mois janvier 2017, qui comportait le même nombre de jours ouvrés.

Pour François Roudier, le directeur de la communication du CCFA, il faut se garder de tirer des conclusions trop hâtives. "C'est le premier mois, il faut être prudent dans l'interprétation des chiffres", explique-t-il. "Il y a encore des soucis liés aux gilets jaunes. Cela bloque l'activité des concessions et le transport des véhicules... C'est non négligeable".

Les constructeurs français ont été les principales victimes de mauvais mois : ils ont effet reculé de 2,2%, quand les groupes étrangers ont progressé de 0,4%. Au total, PSA et Renault ont vendu 90'913 unités en janvier, soit une part de marché de 58,62%. Leurs rivaux étrangers ont eux écoulé 64'167 voitures.

Le groupe PSA continue de dominer les débats malgré une baisse de 1,6% (54'864 véhicules). Ses marques ont connu des sorts divers : Peugeot a perdu 5,9% mais reste leader du marché avec 29'652 immatriculations, Citroën s'en est plutôt bien sorti (+1,6% et 17'563 voitures écoulées), Opel et surtout DS ont réalisé de belles performances (+7,6% et 5882 ventes pour le premier, +21% et 1767 ventes pour le second).

De son côté, le groupe Renault a vendu 36'036 voitures, soit une baisse de 3,1%. Les ventes de Renault ont baissé de 3,4% (26'363 unités), celles de Dacia de 5,4% (9350 unités). Alpine a enregistré 323 immatriculations.

Chez les constructeurs étrangers, il faut noter les chutes importantes de FCA (-16,6%) et de Ford (-15,5%), ainsi que celle encore plus impressionnante encore de Nissan (-45,6%). A contrario, Daimler se porte comme un charme avec des ventes en hausse de 47,5%.