Pour calmer la grogne, le gouvernement fait marche arrière.

La date était fixée au 1er janvier 2019. Finalement, la mise en place du nouveau contrôle technique plus drastique pour les véhicules diesel n'aura pas lieu. Pas cette fois-ci en tout cas. Cela fait partie des quelques mesures annoncées par le gouvernement ce mardi 4 décembre 2018 dans la matinée pour tenter d'endiguer la grogne des gilets jaunes.

Le premier ministre Édouard Philippe a expliqué lors de son allocution : "J’ai entendu l’inquiétude sur les modalités du contrôle technique, qui le compliquent et le rendent plus cher. Je suspends cette mesure pour une durée de six mois, pour trouver les justes adaptations".

Déjà récemment durci en mai 2018, le contrôle technique devait s'attaquer dès le 1er janvier aux véhicules roulant au gazole, dont l'opacité des fumées sera davantage contrôlée. Des normes de tolérance plus basses, un contrôleur obligé d'accélérer plus franchement pour tester les émissions de la voiture, voilà qui pouvait être vu comme une double peine pour les vieux diesels, et ceux qui roulent peu et se sont un peu encrassés.

Une manière de faire la chasse aux véhicules ayant des problèmes de filtre à particules. Et si l'on parlait jusqu'à maintenant de moins de 1 % des diesels recalés au contrôle pour cause de pollution, d'aucuns avançaient une hausse à  5 voire 7 %. D'autres parlaient d'un tiers des 15 millions de diesels qui circulent sur nos routes qui auraient pu se retrouver hors d'usage. Du moins obligés de changer le filtre à particule par exemple.

Ce n'est en revanche que partie remise puisque cette annonce concernant la suspension du durcissement du contrôle technique n'est que repoussée à au moins six mois, tout comme le moratoire sur l'augmentation des taxes carbone, à l'origine du mouvement protéiforme des gilets jaunes.